Pollen – Pollinisateurs

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Conférence de Philippe GARDE sur les besoins en pollen pour les colonies , de la qualité des pollens en fonction des plantes et de la saison.
Il nous incite fortement à semer ou faire semer des plantes mellifères (mélilot, phacélie, trèfle blanc, moutarde..) chez vous ou sur les bandes enherbées (échangez avec les agriculteurs, collectivités, breizh bocage…) . Consultez le calendrier des ressources et les plantes mellifères pour l’abeille domestique en page 15 et 16. Retenez que plus la distance à parcourir par l’abeille est grande plus elle dépense de l’énergie et donc moins elle stocke de pollen dans la ruche.
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Compétition abeilles sauvages et domestiques, un constat autour de la mer Méditerranée
Herrera, C.M., 2019. Gradual replacement of wild bees by honeybees in flowers of the Mediterranean Basin over the last 50 years (preprint). Ecology.
 
Résumé : Les preuves actuelles du déclin généralisé des pollinisateurs proviennent en grande partie de régions de latitude moyenne en Amérique du Nord et en Europe. La méconnaissance de l’hétérogénéité de la distribution géographique des pollinisateurs, associée aux biais géographiques de chaque étude sur les pollinisateurs, peuvent engendrer des extrapolations faussées et limiter la compréhension des réponses des pollinisateurs aux changements environnementaux. Contrairement aux fortes mortalités observées dans certaines régions européennes et nord-américaines bien étudiées, les populations d’abeilles mellifères semblent avoir augmenté au cours des dernières années sur de vastes étendues du bassin méditerranéen. Parce que les abeilles mellifères peuvent avoir des impacts négatifs sur les abeilles sauvages, l’hypothèse a été formulée que si les abeilles mellifères augmentent réellement dans le bassin méditerranéen, alors une modification importante, à l’échelle de la biomasse, de la composition des assemblages d’abeilles pollinisatrices pourrait être en cours, impliquant une diminution progressive de l’importance des abeilles sauvages comme pollinisatrices. Cette hypothèse a été testée à partir d’un large échantillon de données issues  d’études publiées sur la composition des abeilles pollinisatrices des plantes sauvages et cultivées réalisées entre 1963-2017 dans le bassin méditerranéen. Au cours de cette période, les colonies d’abeilles mellifères ont augmenté de façon exponentielle et les abeilles sauvages ont été progressivement remplacées par des abeilles domestiques dans les fleurs des plantes sauvages et cultivées. La quantité moyenne estimée d’abeilles sauvages dans les fleurs était quatre fois plus importante que celle des abeilles domestiques au début de la période considérée, les proportions des deux groupes devenant approximativement similaires cinquante ans plus tard. Le bassin méditerranéen est un point chaud de la biodiversité mondiale pour les abeilles sauvages et les plantes sauvages qui en dépendent, et l’omniprésence des abeilles domestiques en tant que pollinisateurs pourrait à long terme appauvrir la diversité des plantes et des abeilles sauvages, ainsi que leurs relations mutualistes dans la région.