Le frelon à pattes jaunes, Vespa Velutina, préoccupation majeure pour les apiculteurs                                    

  L’année 2016 aura  confirmé  la colonisation de nos espaces ruraux et urbains par Vespa-Velutina.

C’est une catastrophe écologique : souvent loin  de nos regards, un nid secondaire, durant sa relative brève vie (6-8 mois) consommerait en moyenne 150 000 insectes de près de 300 espèces.

Quelle est la densité de nids au km2 ? Nul ne semble le savoir…..ce qui est admis …..L’un  des facteurs  limitant l’expansion d’une espèce invasive est la raréfaction de sa ressource alimentaire !

Les  ruchers sont de fait au cœur des  problématiques que pose  Vespa Velutina.

Ainsi en 2016, certains ruchers de nos adhérents n’auront pas survécu à la pression  du frelon à pattes jaunes.

Vespa Velutina est classé comme un risque sanitaire de catégorie 2 en apiculture,  il nous appartient donc d’agir dans nos  ruchers, aussi  le GDSA22  après s’être renseigné, avoir observé et  réfléchi ……    se positionne fermement sur la conduite à tenir dans les ruchers :

–     Nous préconisons le piégeage massif de printemps et de fin d’automne à l’aide des  pièges  que nous diffusons (à prix coutant) avec un  appât approprié (bière brune , vin blanc en même proportion, avec ajout de sirop de fruits rouges,  10-15% ).

–     Il est important de prendre conscience que c’est l’ensemble piège-appât  qui rend le dispositif   sélectif. Le retour d’expériences  montre que le nombre d’espèces (et leur quantité) non ciblées et piégées est insignifiant au regard de l’impact environnemental d’une seule colonie de frelons à pattes jaunes.

–     La densité de pièges doit être telle que les frelons prospectant  naturellement près des ruches passent à proximité de l’un d’eux  (par exemple : groupe de deux ou trois ruches espacées de 2 mètres, 5 à 6 pièges ceinturant le rucher, à  environ 1 mètre)

–     Si la ruche est surélevée avec un plateau grillagé ou équivalent, placer un piège sous la ruche.

–     La période de printemps est particulièrement favorable à la capture des fondatrices en phase de fondation de colonie primaire et à ce titre très vulnérable.

Ainsi, sans avoir la prétention d’éradiquer Vespa-Velutina, ce piégeage massif doit nettement atténuer voire supprimer la présence perturbante du frelon à pattes jaunes à proximité de nos ruches.

L’assemblée générale du samedi 4 février sera l’occasion d’échanger sur ce sujet

 

                                                                                      Le président du GDSA22

                                                                                              J-Y Dumortier